Un rêve d'enfant |
Je suis une enfant née en URSS. Un de plus beaux et grand rêve de mon enfance était de voir la mer.
Quand il était jeune, mon père a fait son armée en Crimée, à 500 km à vol d’oiseaux de son pays. Au retour, il a apporté avec lui deux gros coquillages. Deux souvenirs de la Mer Noire, apportés dans un pays qui a perdu son accès à la mer le jour où il a perdu son indépendance.
Plus tard, chaque fois que je rentre chez mes parents, j’écoute toujours la mer à l’aide de ces deux coquillages, qui sont toujours gardés dans la chambre d’honneur , dans une armoire où mes parents gardent leurs objets les plus précieux.
Quand on était enfants, avec mes frères , on allait en cachette dans cette pièce de la maison, où on n’avait pas le droit de fouiller, et on prenait les coquillages, tout doucement, pour ne pas les abîmer, on les mettait aux oreilles et on écoutait la mer. On rêvait d’un jour où on va pouvoir la voir et écouter pour de vrais le chant des vagues et sentir l’odeur de l’eau salée . Mon père nous racontait souvent les souvenirs de son séjour à la mer. La mer racontée par mon père était belle et pleine d’opportunités. Les coquillages, des photos et les histoires de mon père ont nourri pendant des années l’imagination des quatre enfants qui rêvaient de vacances.
J’ai vu la mer à l’âge de 22 ans, après avoir validé ma licence, un matin d’été, j’ai pris le taxi à 5h, je suis allée à la gare et j’ai pris le bus destination le pays voisin pour voir la Mer Noire. C’était un coup de tête, mais un moment attendu et rêvait si longtemps. Pendant des années j’avais vu la mer dans ma tête, avec deux coquillages collés aux oreilles et ce matin-là j’étais libre. L’amour que j’avais porté à cette mer imaginaire s’est avéré vrai. La mer était exactement comme je l’avais entendue pendant des années dans ces deux coquillages. Je regardais les vagues et les larmes coulaient sans même me demander la permission. J’étais enfin libre! J’ai toujours été libre, mais jamais auparavant je n’avais sentie le sentiment de liberté de telle manière. Le rêve de toute mon enfance était là, en face de moi. Il avait toujours était là, en train de m’attendre, en train de m’appeler pendant toutes ces années via un téléphone invisible installé à l’intérieur de deux coquillages qu’un jeune homme de 20 ans avait apporté avec lui depuis l’armée.
Un héritage transmis aux enfants, via ses histoires et ses souvenirs. Qu’est-ce qu’on peut offrir de plus précieux à ses enfants que l’opportunité de rêver? Surtout quand la situation financière ne te permet pas de les amener voir la mer. Je suis sûre que mon père aurait voulu vivre ce moment avec moi, ainsi que ma mère, qui, comme moi, s’est nourrie pendant des années des souvenirs de mon père et du même rêve que moi. J’ai pris des photos et des vidéos pour eux, j’ai trempé mes pieds dans l’eau salée et j’ai remplie une bouteille pour leur amener une petite partie de la mer. Puis je me suis baladée pendant quelques heures dans la veille ville côtière. Odesa était la ville idéale pour faire vivre mon rêve. Charmante, avec des ruelles pavées et des gens souriants. Tout était un rêve!
Vers 17h j’ai pris le bus de retour, avec la bouteille d’eau de mer dans mon sac. Le soir même mes parents ont renversé la bouteille d’eau de mer dans une bassine et se sont trempés les pieds. J’ai regardé les coquillages et pour un petit moment j’ai eu l’impression qu’un clin d’œil s’est illustré sur un d’eux.
Pendant que j’ai écrit ce texte, mes enfants ont écouté la mer, et l’un d’entre eux m’avait même confié qu’il avait entendu une mouette…
Ces coquillages ne seraient-ils pas magiques?
Salutare, dragi prieteni!
Pentru că unii dintre voi nu au reușit să vadă revista „Antreprenori Moldoveni din Sud-Vestul Franței”, am decis să o public și în format online, ca să poată fi citită de cât mai mulți dintre voi.
Au trecut doi ani de când a fost creată, iar între timp, unii dintre antreprenorii prezentați în revistă nu mai desfășoară aceleași activități ca în 2023. Viața ne aduce mereu surprize și oportunități, lucrurile se schimbă, iar noi ne schimbăm odată cu ele.
Tocmai de aceea, mi-am propus să continui această revistă în format digital. Voi încerca să vă țin la curent cu noutățile despre activitățile celor pe care deja i-ați cunoscut în paginile revistei, dar și să descoperim împreună oameni noi — nu neapărat antreprenori.
Din acest motiv, revista capătă un nou nume:
„Oameni faini din Est, în Vest”
Vă doresc lectură plăcută și revin curând cu noutăți!
Bonjour, chers amis !
Comme certains d’entre vous n’ont pas eu l’occasion de découvrir le magazine « Entrepreneurs moldaves du Sud-Ouest de la France », j’ai décidé de le publier également en ligne, afin de le rendre accessible au plus grand nombre.
Deux ans se sont écoulés depuis sa création et, entre-temps, certains entrepreneurs présentés dans ses pages n’exercent plus les mêmes activités qu’en 2023.
La vie nous réserve des surprises, de nouvelles opportunités et parfois des changements de cap. Nos projets évoluent, et nous évoluons avec eux.
C’est pourquoi j’ai envie de donner une nouvelle vie à ce magazine, cette fois en format numérique.
Je souhaite continuer à partager avec vous les actualités et les parcours des personnes que vous avez déjà découvertes dans ses pages, mais aussi vous faire rencontrer de nouveaux visages. Des entrepreneurs, bien sûr, mais pas seulement.
Car derrière chaque personne se cache une histoire, un parcours, des rêves, des défis et des réussites qui méritent d’être racontés.
Et pour accompagner cette évolution, le magazine prend un nouveau nom :
« Des gens d’ici, des racines d’ailleurs »
Un titre qui reflète ce que j’ai envie de mettre en lumière : des personnes venues d’ailleurs, qui construisent aujourd’hui leur vie ici, sans oublier leurs racines.
Je vous souhaite une belle lecture et vous donne rendez-vous très bientôt pour découvrir de nouvelles histoires !
